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Écho à une symphonie. 3 questions à Florence Lavaud

Florence Lavaud est auteure et metteure en scène. Elle développe, dès ses premiers spectacles, une écriture dramaturgique sans paroles, où le geste, l’image, le son et la musique se répondent. Avec Benoît Menut, compositeur, elle crée en 2016 Symphonie pour une plume (Production Orchestre Symphonique de Bretagne - Très Tôt Théâtre / Scène conventionnée Jeunes Publics, Quimper - Cie Florence Lavaud). En 2017, dans la continuité de ce projet, elle invite François Weber (créateur sonore), avec la complicité de Benoît Menut, à imaginer une pièce sonore : Écho à une Symphonie. L’installation est présentée du 21 au 23 mai dans la salle de répétition de l’Orchestre Symphonique de Bretagne. Afin de mieux appréhender cette expérience, Florence Lavaud a accepté de répondre à nos questions.

Qu’est-ce qu’Écho à une symphonie ?
Écho à une symphonie est destiné à un public qui ne peut pas forcément se rendre dans des lieux de spectacle, notamment l’opéra. Je souhaitais que les jeunes de tous les milieux puissent avoir accès à la musique contemporaine à travers une forme parallèle. L'idée était de ne pas faire un simple reportage sur une création, ni diffuser la totalité de l’œuvre musicale, mais proposer une « expérience d’écoute » qui laisse le son raconter une histoire accessible dès l’enfance, et créer un dispositif itinérant qui puisse être installé aussi bien dans un musée, un théâtre, une salle des fêtes ou une école... pour aller à la rencontre des publics. Cette création invite le public, petits et grands, à vivre une expérience d’écoute différente de la musique dite savante. On s’installe, comme dans un nid douillet et on se laisse porter à une rêverie. Le public est amené à se détendre, se relaxer : Écho à une symphonie est un moment de ressourcement.

Comment avez-vous travaillé avec Benoît Menut (compositeur), François Weber (ingénieur du son), Gala Ognibene (scénographe) et Benjamin Nesme (création lumière) ?
François Weber a puisé dans la musique de Benoît Menut tout en ajoutant quelques éléments sonores extérieurs. Il y a une spatialisation du son : les niveaux sonores sont différents en fonction de l’emplacement, ce qui permet une immersion totale dans la matière. J’ai fait appel à Gala Ognibene, la scénographe de Symphonie pour une plume, pour créer l'espace d'Écho à une symphonie. La création lumière de Benjamin Nesme est très simple, l’objet étant de concentrer le public sur le son. L’idée est de le faire rentrer en intimité avec l’histoire.

Quel est votre rapport à la musique ?
Dès le début, j’ai fait du théâtre en mouvement. Il n’y avait pas beaucoup de mot. La musique et le geste forment un lien puissant.
Mon rapport à la musique est mon rapport au geste. La musique fait partie de l’écriture qui donne sens.

Les séances du mardi 21 et jeudi 23 mai sont réservées aux groupes scolaires. Celles du mercredi après-midi sont ouvertes au public.
Il reste encore quelques places. Plus d'informations et réservations ici.

Cette création invite le public, petits et grands, à vivre une expérience d’écoute différente de la musique dite savante. On s’installe, comme dans un nid douillet et on se laisse porter à une rêverie.