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Alba pour flûte, trio à cordes et harpe (création)

(1977 - )

Après la création, le mois dernier de sa pièce Anita, par l’Orchestre symphonique de Bretagne, Benoît Menut nous convie à une autre première mondiale. Il s’agit, cette fois-ci, d’une œuvre de musique de chambre.

Alba fait référence à la blancheur…

Mais aussi, et surtout, au nom gaélique qui définit une déesse et l’Ecosse ! La partition poursuit un travail que j’ai entrepris précédemment, autour des femmes mythiques et de la mythologie. Alba est en enfin un nom inspirant et très musical.

Pourquoi avoir choisi ce type d’ensemble si peu utilisé de nos jours ? 

Le quintette avec harpe est caractéristique de la musique française, entre les années vingt et quarante. On songe ici au Quintette Pierre Jamet, illustre ensemble, qui commanda des œuvres à Guy Ropartz, Jean Cras, Florent Schmitt, Henri Tomasi, Charles Koechlin, Vincent d’Indy, Arthur Honegger, entre autres ! Composer pour une telle formation n’est pas aisé car la harpe est un instrument complexe à intégrer dans un ensemble chambriste. J’avoue admirer notamment une partition de Guy Ropartz, datée de 1928, et qui se nomme Prélude, Marine et Chansons pour flûte, violon, alto, violoncelle et harpe. Cette œuvre m’a motivé pour composer ma propre pièce.

Comment se structure votre quintette qui associe un orchestre « miniature » composé de cordes, à deux solistes ?

Je ne le considère pas ainsi. Je songe davantage à l’instrumentarium d’un quintette avec piano même si plusieurs familles sont représentées, entre les cordes frottées, d’autres pincées et un bois. La harpe qui possède un registre extraordinaire et une richesse étonnante d’harmoniques est au cœur de la pièce. Celle-ci, en trois mouvements, traite les différentes “écoles” de cet ensemble si particulier dont l’écriture a défini la forme. En clair, il y a un mouvement dédié à cinq instruments solistes puis un autre jouant d’un duo “contre” un trio à la manière d’un concerto grosso baroque et, enfin, une partie offrant le quintette “traditionnel”, d’une veine plus orchestrale.

 

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www.benoitmenut.com