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Antonio Vivaldi

(1678 - 1741)

Le nom de Vivaldi reste associé à quatre concertos, les Quatre Saisons, dont la notoriété, certes justifiée, est comme un paravent dissimulant une œuvre considérable. Une notoriété tardive car la renaissance du compositeur n’intervint pas avant le début du XXe siècle pour les musicologues et après Seconde Guerre mondiale, pour le grand public.
Est-il l’inventeur de l’orchestration comme l’affirment aujourd’hui certains ? Son catalogue comprend plus de 800 partitions dont près d’une centaine d’opéras. La richesse de leur écriture n’a d’égal que la diversité des sujets. En effet, les livrets abordent aussi bien les aventures féeriques que l’histoire biblique !
Giovanni Battista Vivaldi, le père d’Antonio Vivaldi est considéré comme un remarquable violoniste de la Chapelle Ducale de Saint-Marc. Son fils naît le 4 mars 1678. Il étudie le violon ainsi que l’orgue auprès de Giovanni Legrenzi (1626-1690) qui aura été, entre autres, le maître de Tomaso Albinoni (1671-1751) et d’Antonio Caldara (1670-1736).
Vivaldi est au contact des plus grands musiciens vénitiens. En 1703, il est ordonné prêtre sans avoir la vocation. L’Inquisition lui interdit d’ailleurs d’officier le jour où en pleine messe, un thème lui venant à l’esprit, il part le coucher par écrit à la sacristie, puis revient poursuivre l’office comme si de rien n’était. Une autre explication moins pittoresque à cet empêchement d’officier serait due à des crises d’asthme d’autant plus violentes dans les conditions de vie particulières à Venise.
A défaut de le voir célébrer la messe, on lui trouve une autre occupation, celle d’apprendre la musique aux jeunes filles déshéritées d’une institution religieuse qui est loin d’être aussi rigide que le carmel. Le Seminario Musicale de’ll Ospedale della Pietà est d’un niveau musical remarquable et Vivaldi devient le grand ordonnateur de la vie musicale du lieu.
Par contrat Vivaldi dit produire un nombre important de partitions, dans tous les genres musicaux. Il se targue de pouvoir « composer un concerto avec toutes ses parties, plus vite qu’un copiste ne l’eût copié » ! En 1711, l’Estro Armonico, un recueil de douze concertos est publié à Amsterdam. Cette édition est considérée comme la plus importante de la première moitié du XVIIIe siècle.
Vivaldi arpente les routes d’Europe. Entre 1725 et 1735, son nom circule entre Rome et Vienne, en Allemagne et aux Pays-Bas. Le Pape, lui-même, est séduit par un prodige aussi inventif au violon, et l’empereur d’Autriche le prend comme confident. François Stéphane, duc de Lorraine (futur Empereur François Ier), le nomme maître de chapelle. En 1739, le roi de Pologne et Electeur de Saxe, le prince Frédéric-Chrétien s’arrête à Venise. De grandes fêtent sont organisées en son honneur. La plus importante partie musicale est confiée à l’institution de La Pietà. Mais, il semble que l’organisation de Vivaldi n’ait pas été à la hauteur de l’évènement. A partir de cette date, on ne parle plus de Vivaldi, comme si le musicien et sa musique devaient être oubliés. On sait seulement qu’il repart à Vienne et qu’il y meurt dans la misère, le 28 juillet 1741. Il est enterré au cimetière des indigents.