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Gimpel the Fool pour clarinette klezmer, violon, violoncelle et piano

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L’écriture du compositeur, mais aussi chef d’orchestre et écrivain américain David Schiff (auteur d’ouvrages consacrés à Gershwin, Ellington et Elliot Carter dont il fut l’un des disciples) associe des influences multiples : courant postromantique, jazz, rock, musique Klezmer…

Gimpel The Fool est un opéra en deux actes en yiddish, conçu à partir de l’histoire au titre éponyme d’Isaac Bashevis Singer, Prix Nobel de littérature en 1978. David Schiff est l’auteur du livret dont la composition de la partition débuta en 1974 et fut achevée et orchestrée cinq ans plus tard. L’opéra aborde avec nostalgie et lucidité, la vie quotidienne des juifs de l’Europe de l’Est. Entre fantasmes et réalités, croyances et doutes, l’opéra est une parabole de la foi religieuse et offre un profond espoir en l’Humanité.

L’histoire est simple : Gimpel est un boulanger que l’on suppose idiot, installé dans un village de la Pologne-russe. Méprisé, moqué par les habitants de sa petite ville et par sa femme qui ne cessent de l’humilier, il croit toutes les absurdités et finit par prendre conseil auprès du rabbin qui lui ouvre les yeux.

En 1982, David Schiff composa un Divertimento pour orchestre de chambre ou formation de chambre, faisant appel, dans le cas présent, à la clarinette, au violon, au violoncelle et au piano. Quatre mouvements composent la partition dont les idées musicales sont des arrangements de certaines scènes de l’opéra : Ouverture et conseil du rabbin (1), Chanson des noces (2), Pantomime et chanson du pain (3), Chanson de Jester et Mazel Tov (4). La partition à la fois dynamique et incisive évoque divers moments de la culture juive, de traditions mêlées. C’est un folklore recréé, sur une musique parfois dissonante, violemment expressive et passionnée, mais aussi profondément mélancolique Elle suggère, à l’évidence, la présence de personnages hauts en couleurs.